Bio-produits
Extraite de plantes ou de papier, plus légère et résistante que l'acier, la nanocellulose constitue un matériau prometteur aux applications industrielles variées, même si les recherches se poursuivent pour préciser ses débouchés et améliorer sa rentabilité, selon des spécialistes du secteur.
«On marque l’histoire aujourd’hui. On a le droit d’être fier. On va transformer le monde à partir de Trois-Rivières.» Voilà ce qu’a déclaré mardi le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, en annonçant une contribution fédérale de deux millions de dollars qui va permettre à la société Kruger Biomatériaux inc. d’exploiter la première usine d’envergure commerciale à fabriquer des filaments de cellulose sur la planète. 
Les produits biosourcés provenant de la biomasse retiennent de plus en plus l’attention de l’industrie des pâtes et papiers. Pour les usines kraft à pâte à dissoudre utilisant le bois  feuillus, la production de furfural permettrait non seulement d’augmenter l’utilisation de la biomasse, mais aussi de générer des revenus additionnels et de créer une source fiable de furfural en Amérique du Nord.
Les Industries Fournier de Thetford Mines demandent l’intervention du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, afin que BioÉnergie AE Côte-Nord de Port-Cartier, qui fabrique du biocarburant à partir de copeaux de bois, acquitte enfin une dette de 5,6 millions $ qu’elle a contractée pour la construction de son usine et dont le non-paiement met en péril le fonctionnement de l’entreprise thetfordoise.
La Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi obtient une subvention de 200 000 $ du ministère des Affaires municipales. Cette somme lui permettra de mesurer le rendement d’un nouveau fertilisant produit avec des résidus provenant des procédés industriels des entreprises Rio Tinto et Résolu pour les cultures sylvicoles. 
Des solutions, pour la planète, il y en a. Les produits thermoformés faits de fibres cellulosiques, par exemple, finiront par «remplacer tout ce qui est emballages de plastique», raconte Jean-Philippe Jacques, directeur d’Innofibre. L’avantage de ces produits, c’est qu’on les développe à partir de la fibre cellulosique, la même fibre qu’on va prendre pour développer du papier», explique-t-il. En d’autres mots, la solution au problème des emballages de plastique à usage unique se trouverait dans la forêt.
L’industrie de la biomasse risque de croître en importance au cours des prochaines années, et l’Abitibi-Ouest veut devenir une plaque tournante de ce milieu. Parmi les dérivés de la biomasse figurent les huiles pyrolytiques et les tannins.
Des scientifiques ont mis au point un nouveau type de bois entièrement blanc qui réfléchit la chaleur et absorbe celle de l'air ambiant, permettant de refroidir les bâtiments. Une alternative écologique à la climatisation qui nécessite de plus en plus d'électricité.
Le gouvernement du Canada accorde 1 500 000 $ à l'UQTR et au Cégep de Trois-Rivières pour appuyer des projets réalisés en collaboration
Matériaux spécialisés Louiseville inc. (MSL) est une PME innovante qui recycle annuellement 25 000 tonnes de bois de construction; elle fabrique des matériaux de construction parmi les plus écologiques. Pour mieux poursuivre ses activités, l'entreprise bénéficiera d'une contribution remboursable de 387 480 dollars de Développement économique Canada pour les régions du Québec. Grâce à cette aide financière, MSL pourra moderniser sa production par l'acquisition de nouveaux équipements numériques en vue de poursuivre sa croissance dans ses marchés.
Des chercheurs et étudiants finlandais ont conçu une fibre textile, produite de manière écologique, à partir de fibres de bois, de papier journal, de carton et de textiles usés, l'IonCell.
Privilégiant une approche collaborative avec l'industrie, le Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage de l'Université du Québec à Chicoutimi (CEE-UQAC) recevra une aide financière de 4 000 000 $ de Développement économique Canada pour les régions du Québec pour développer son nouveau Centre de transformation et de valorisation de bioproduits (CTVB), situé à Saguenay.
Les ressources forestières et l’approvisionnement en fibre de la Colombie-Britannique (C.-B.) soutiennent l’économie de la province et le PNB du Canada depuis des décennies. Bien que ces ressources procurent des avantages naturels à la province, le fait de ne compter que sur des produits conventionnels comme le bois d’œuvre ou les pâtes et papiers ne suffira pas à assurer le succès à long terme du secteur forestier. Avec la mouvance des marchés mondiaux, l’industrie forestière de la C.-B. peut maintenant proposer à la prochaine génération des bioproduits forestiers qui favoriseront l’établissement d’une économie plus propre et plus durable.

Persuadés que le moment est opportun pour favoriser la croissance de la bioéconomie de la Colombie-Britannique, le ministère des Forêts, des Terres, des Opérations relatives aux ressources naturelles et du Développement rural de la C.-B. et FPInnovations ont activement collaboré avec des partenaires universitaires et industriels par le truchement de la Bioproduct Alliance (BioAlliance) de la C.-B. dans le but de diversifier le secteur forestier et d’aider ce dernier à effectuer une percée dans la bioéconomie naissante à l’échelle mondiale.

Le 11 mars dernier, un symposium d’une journée a eu lieu à Vancouver afin de sensibiliser à l’énorme potentiel que recèle l’utilisation de matériaux biosourcés dans des produits à forte valeur ajoutée et de haute technologie. Le symposium, intitulé « Cultiver la bioéconomie : les biomatériaux pour des applications de haute technologie », se servait du Sommet BCTECH comme plateforme pour réunir les principaux acteurs de l’industrie, du gouvernement et des organismes de recherche de C.-B., du Canada et de l’Europe.
Comment remplacer le plastique par des matériaux plus durables? Un jeune designer néerlandais du nom de Beer Holthuis s’en est emparé en mettant au point une imprimante 3D à papier.
CelluForce annonce le redémarrage de son usine de cellulose nanocristalline (CNC) suite à un important projet de modernisation. Avec une capacité de production de 300 tonnes par année, cette usine modernisée permettra de répondre à la demande croissante de CNC et servira de plate-forme pour inspirer la conception des prochaines usines de CelluForce.
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