Biomasse

En découvrant l’importante activité antimicrobienne de plusieurs composés chimiques extraits du peuplier faux tremble, des chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) viennent de trouver une nouvelle façon de revaloriser l’immense quantité de résidus de bois générés par l’industrie forestière.
Le Centre écologique de Saint-Félicien pourrait accueillir une entreprise de haute technologie du domaine biomédical. Des pourparlers sont en cours entre l’entreprise Axcelon Biopolymers Corp, qui veut s’y établir, et la Ville. 
Depuis 15 ans, des scientifiques de l'UQAC cherchent dans la forêt boréale des molécules capables de nous soigner ou d'améliorer notre santé.
La semaine dernière, je participais à un séminaire à l’Université de Maastricht en Hollande. La thématique portait sur l’évaluation, en termes de développement durable, de bioproduits, c’est-à-dire issus de la biomasse. En effet, dans un contexte de lutte aux changements climatiques et d’économie verte, il devient impératif de substituer aux carburants fossiles des produits moins nocifs pour l’environnement planétaire. 
Suite au dévoilement du budget 2018-2019 du ministre des Finances du Québec, les membres de Vision Biomasse Québec se réjouissent de l'attribution d'une somme additionnelle de 45 millions de dollars au Programme de biomasse forestière résiduelle.
Parmi toutes les armes disponibles pour lutter contre les changements climatiques, c’est la foresterie qui génère les plus grands bénéfices en matière d’atténuation, selon Évelyne Thiffault, pionnière dans le domaine de la recherche sur la biomasse. Ce qui ferait des travailleurs du secteur forestier des super héros des temps modernes.
Philippe Couillard défend l’usage de l’énergie biomasse malgré son coût plus élevé et les surplus d’Hydro-Québec puisqu’elle est bonne pour l’économie des régions.
L'Association coopérative forestière régionale de la Gaspésie mènera une étude de faisabilité d'un projet de distribution de la biomasse forestière vers la cimenterie de Port-Daniel-Gascons.
McInnis accueille favorablement la publication de l’étude de préfaisabilité sur l’utilisation de biomasse forestière (voir plus bas), dont l’élaboration a été suivie de près par le Comité de suivi environnemental.
Québec s'est fixé des cibles ambitieuses en matière de lutte contre les changements climatiques dans sa politique de transition énergétique. Pour atteindre ses objectifs, la province compte sur ses ressources forestières. Un défi qui demande de revoir complètement le potentiel économique de nos forêts.
L'industrie de la bioénergie, en pleine croissance, utilise de plus en plus de biomasse forestière. La logistique des approvisionnements et du stockage se complexifie et il faut des solutions innovantes pour améliorer la qualité de la matière première. La variété de la biomasse disponible est assez considérable, car les différentes matières proviennent de différentes sources (de la souche, du bord de route, de l'aire de transbordement, de l'usine) et se présentent en différents formats (copeaux de bois, écorces, particules fines, cimes, branches, billes de qualité inférieure). La qualité de la biomasse est essentielle pour bien des procédés de production de bioénergie; c'est pourquoi de saines pratiques sont nécessaires pour garantir un accès à de la biomasse de qualité en tout temps.
Des chercheurs de l’Inra ont découvert une nouvelle enzyme issue d’un champignon qui permet d’envisager la dégradation efficace et moins coûteuse du xylane, composant des fibres du bois, ouvrant de nouvelles perspectives pour la bioraffinerie.
L’industrie forestière semble, de plus en plus, reposer sur la diversification de la filière bois.
Le Fonds Biomasse Énergie, dont Fondaction est le gestionnaire, annonce avoir complété un investissement de 2 millions de dollars dans l'entreprise Granules LG afin de soutenir cet acteur incontournable dans le développement du volet granules de la filière de la biomasse forestière de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Granules LG est le plus important fabricant de granules au Québec. Ses produits sont distribués dans de nombreuses régions de l'Est du Canada, ainsi qu'aux États-Unis et en Europe. 
L’un des usine de granule les plus importante de la province, Énergex, pourrait aussi remporter la palme des plus anciennes. Max Béraud, directeur de l’usine basée à Lac-Mégantic, n’hésite même pas à lui accoler l’étiquette « d’antiquité » !
La province et les citoyens du Nouveau-Brunswick pourraient miser davantage sur l’utilisation de biomasse – notamment le chauffage aux granules de bois – dans ses efforts de lutte aux changements climatiques.
« Il y a 20 ans, on produisait 4700 tonnes de granules. On en produit aujourd’hui autant en seulement deux semaines », lance fièrement Ken St-Gelais, directeur général de Granules LG. Les investissements récents dans les systèmes de contrôle et d’automatisation de l’usine de Saint-Félicien ont permis d’augmenter la cadence faisant passer la production annuelle de  109 000 à 120 000 tonnes en 2015. En 2016, la production devrait même atteindre 125 000 tonnes.
Pour stimuler la production de granules de bois québécois, Régis Labeaume propose d'utiliser cette biomasse pour chauffer un édifice municipal.

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