Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Appel à la mobilisation


2 décembre 2014
Par CIFQ

Au cours des dernières semaines, le Québec a été témoin de nombreuses manifestations pour sensibiliser les élus à des situations précaires que vivent certaines régions forestières. Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) s’inquiète des fermetures d’usines de sciage et de pâtes et papiers qui découlent notamment d’un manque d’approvisionnement en bois à prix concurrentiels alors que la ressource est abondante et les écosystèmes forestiers sont en excellente santé.

André Tremblay, président-directeur général du CIFQ, mentionne que « le Conseil est préoccupé par les arrêts de production que subissent plusieurs usines. Ces arrêts se répercutent sur des milliers de travailleurs et l’économie des régions. Nous sommes solidaires avec les nombreuses mobilisations qui prennent forme en région, et nous saluons les initiatives des regroupements de commerçants, des syndicats, des groupes de travailleurs, des entrepreneurs forestiers et du monde municipal qui réalisent l’urgence de mettre en place des mesures permanentes pour améliorer l’environnement concurrentiel des entreprises québécoises ».

Le CIFQ a appris que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Laurent Lessard, sensible à ces préoccupations, a mobilisé les énergies de son ministère pour rendre accessibles à la récolte les importants volumes de bois non récoltés au cours de la période 2008-2013 (VNR). « Le Conseil ne peut que féliciter le Ministre de prendre ainsi à cœur les préoccupations du secteur forestier, en tentant de mobiliser son ministère à accélérer l’identification de secteurs disponibles à la récolte et ce, dans le respect des principes d’un aménagement forestier durable », de déclarer M. André Tremblay, président-directeur général du CIFQ.

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« Pour autant, cette volonté du Ministre d’offrir des volumes de bois supplémentaires aux usines, bien que bénéfique à court terme, ne règlera pas les problèmes de fonctionnement du nouveau régime forestier pour lesquels il y a également urgence d’agir », de poursuivre M. Tremblay. En effet, plusieurs aspects du nouveau régime forestier québécois nécessitent des améliorations. C’est notamment le cas du processus de planification opérationnelle des activités de récolte et certaines modalités de fonctionnement du Bureau de mise en marché des bois, autant d’aspects qui nuisent à la compétitivité des entreprises.

« Le Québec demeure encore aujourd’hui l’endroit en Amérique du Nord où le coût du bois est le plus élevé. Il y a urgence à ce que le gouvernement du Québec adopte des mesures structurantes permanentes qui favoriseront un environnement plus concurrentiel pour les entreprises québécoises », d’ajouter M. André Tremblay.

« Il en va de l’économie du Québec et des régions forestières puisque pour chaque m3 de bois récolté et transformé au Québec, le gouvernement du Québec reçoit 60 $ en revenus de redevances, taxes et impôts. En ces temps budgétaires difficiles, ne doit-on pas favoriser des solutions créatrices de richesse pour la population du Québec ? », de réitérer M. Tremblay.

« Le Conseil offre sa collaboration au ministre Laurent Lessard ainsi qu’à son gouvernement pour développer les consensus nécessaires sur les conditions permettant d’améliorer de façon permanente l’environnement concurrentiel des entreprises forestières québécoises afin qu’elles puissent augmenter leurs activités économiques, consolider et créer de nouveaux emplois et générer des revenus pour l’État et ce, en tout respect pour nos forêts. » de conclure M. Tremblay.