Bio-produits
La scierie de demain devra trouver de nouveaux débouchés pour ses copeaux. Le secteur de la bioénergie pourrait être prometteur.
Dans l’industrie des pâtes et papiers et des biocarburants, caractériser les propriétés de la biomasse est essentiel pour optimiser les procédés, réduire les coûts de production et accroître la qualité des produits. Les méthodes actuelles de mesure sont des analyses de laboratoire qui prennent du temps et sont coûteuses. Ainsi, on prend rarement des mesures et lorsqu’on le fait, il faut près de 24 heures pour les réaliser, ce qui nuit à la mise en place de stratégies de contrôle. Pour régler ce problème, FPInnovations a mis au point un capteur de biomasse qui permet de déterminer directement en temps réel d’importantes propriétés de la biomasse, notamment sa teneur en humidité et sa température. 
Le groupe Bioraffinage de FPInnovations travaille intensivement depuis quelques années à améliorer le processus de récupération de la lignine à partir de la liqueur noire du procédé kraft ainsi qu'à optimiser son usage dans une vaste gamme d'applications. Ces efforts ont récemment porté fruit lorsqu'une usine de pâte kraft est devenue la première au Canada à extraire de la lignine de la liqueur noire avec le système breveté LignoForceMC de FPInnovations. Les membres du groupe ont aussi publié un article dans la prestigieuse revue Sustainable Chemistry and Engineering de l'American Chemical Society (ACS), dans un numéro consacré à la lignine, article qui décrit les nombreux avantages du système LignoForce par rapport aux autres procédés connus. Voici un résumé de l'article.
Les gouvernements du Canada et du Québec accorderont 12,5 millions de dollars à Fortress Cellulose Specialisée (FCS) Inc., une entreprise de Thurso, au Québec. Le financement servira à l'installation d'un nouveau système qui utilisera du bois de bouleau afin de produire de la pâte pour transformation chimique, un ingrédient utilisé dans la fabrication de nombreux produits utilisés au quotidien, y compris les vêtements, les pièces d'automobile et l'équipement médical.
Plusieurs avenues existent pour valoriser la biomasse forestière dans la production d’énergie, mais il n’est pas évident de déterminer quelle est la meilleure sur le plan de l’environnement. Des chercheurs de Ressources naturelles Canada (RNC) viennent de combler cette lacune.
Des modifications majeures ont été apportées au DEC Technologies des pâtes et papiers. En effet, la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, madame Hélène David, a récemment approuvé la nouvelle version de ce programme. Celui-ci portera désormais le nom Écodéveloppement et bioproduits et sera offert dès la rentrée 2017 par l'institution trifluvienne.
Le projet de Produits forestiers Résolu se lancer dans la production de filaments cellulosiques dans l’une de ses trois papetières de la région demeure toujours à l’analyse.
Martin Béland, président de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), manifeste un grand enthousiasme envers le projet que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, monsieur Laurent Lessard, le ministre délégué aux Mines et ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue, monsieur Luc Blanchette, et le député d'Ungava, monsieur Jean Boucher annonce ce matin. « Ce projet, premier jalon de la stratégie du projet, «Biomasse pour le Nord», auquel nous a convié le  ministre, doit tracer la voie à un véritable déploiement de l'utilisation de la biomasse forestière pour la production d'énergie renouvelable sur le territoire du Plan Nord » à déclarer le président de la FQCF.
Opérations forestières vous présente les plus récents équipements de chauffage à la biomasse sur le marché.
CelluForce, une entreprise en technologies propres, constate un intérêt croissant pour son produit innovateur issu de la chimie verte, la cellulose nanocristalline (CNC), et a enregistré au cours de la première moitié de 2016 les plus importantes livraisons de CNC depuis la création de l'entreprise.
Une usine de biocarbone actif pourrait s’installer à Chambord si un volume de 400 000 mètres cubes de feuillu peut être obtenu, selon les informations rapportées ce matin par Le Quotidien.

Il s’agirait d’un projet évalué à 100M$ qui pourrait s’implanter dans les installations de l’ancienne usine de panneaux de Louisiana Pacific. Des investisseurs de la région, appuyés par une entreprise privée américaine, seraient derrière le projet.

Un problème subsiste toutefois puisqu’une telle usine nécessiterait une garantie d’approvisionnement de l’ordre de 400 000 mètres cubes. Un volume de 180 000 mètres cubes a déjà été accordé, mais cette garantie est insuffisante pour assurer la rentabilité du projet.

Le biocarbone actif est utilisé dans le domaine de la filtration de l’eau et permet d’éliminer les problèmes liés à la matière organique, tels le goût, l’odeur ou la couleur. Le produit qui serait fabriqué à Chambord serait destiné au marché américain.

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La Tuque pourrait bien devenir le berceau canadien de la transformation de la biomasse forestière en biodiésel. Une entreprise européenne aurait même manifesté beaucoup d'intérêt envers le projet de bioraffinerie qui nécessiterait des investissements pouvant aller de 700 à 800 millions $.

Le Québec a le potentiel de développer une filière d'exploitation de la biomasse forestière exemplaire. D'ici 2025, 4000 GWh d'énergie renouvelable pourrait remplacer l'utilisation de combustibles fossiles et ainsi éviter l'émission d'un million de tonnes de CO2.

L'avenir de l'industrie des produits forestiers sera caractérisé par la nanotechnologie, la bioéconomie et les tendances similaires. En plus des produits traditionnels de bois, de pâte et de papier, la fibre de bois renouvelable est aussi utilisée dans une variété de bioproduits, notamment la bioénergie et les produits biochimiques. Catherine Cobden a contribué à façonner la transformation de l'industrie comme vice-présidente principale de l'APFC et membre du conseil d'administration de FPInnovations. Elle a joué un rôle clé dans les études innovatrices de la voie biotechnologique menées par l'APFC et continue à travailler avec des chercheurs universitaires et d'autres intervenants pour favoriser l'innovation dans le secteur. On trouvera ci-dessous son point de vue et ses commentaires sur l'importance de la bioéconomie pour l'industrie canadienne des produits forestiers. – David Lindsay, président et chef de la direction, APFC

Pour diversifier ses activités, Transfobec se lance dans la production de paillis destiné au marché de l’horticulture.

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